London 2005 by night

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 Chapitre premier: Les fantômes du passé

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Lestat
MJ sadique
Lestat

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MessageSujet: Chapitre premier: Les fantômes du passé   Chapitre premier: Les fantômes du passé Icon_minitimeSam 12 Mai - 20:50

Musique d'ambiance

Le ciel noir avait commencé à verser ses larmes abondantes peu après minuit, et le rôdeur solitaire avait décidé de faire une halte. Il bifurqua dès qu'il croisa une station service et gara sa moto près du bar pour routier. Il releva son blouson de cuir et le passa au dessus de sa tête afin d'éviter la pluie le plus possible. Il poussa la porte du bar qu'il trouva légèrement plus peuplé que ce qu'il aurait imaginé. Sans doute les vagabonds, motards, et routiers avaient eux aussi décider de ne pas rester sur la route par ce temps humide. Jetant un autre regard par la fenêtre, le vampire ne vit qu'une multitude de gouttes d'eau balayées par une brise fraiche et puissante. La tempête n'était pas loin et il ne put qu'approuver le choix des mortels. Il s'assit a une table un peu isolée et commanda un café lorsque la serveuse vint le saluer poliement. Il fut bien plus attiré par sa nuque découverte et la pulsation régulière de sa veine saillante, mais il devait maintenir les apparences. C'est par ces temps pluvieux et cette atmosphère intemporelle qu'il devenait nostalgique.

Cela faisait près d'un siècle que le vampire foulait la terre, et une longue éternité l'attendait peut-être encore. Il avait vécu plus de temps sur les routes qu'à un endroit fixe, et il s'en portait très bien; du moins, il ne souffrait plus à cause de la corruption de la ville qu'il avait quitté en l'an 1895 avec son ami. Lui et Nathaniel avait parcouru l'Amerique pendant un an avec les moyens apportés par la Révolution Industrielle. C'est durant cette année que le vampire se sentit le plus proche de l'humain qu'il avait été, et ce grâce à la présence reconfortante et compatissante du géant. Celui-ci voulait voir le Nouveau Monde, mais il ne pouvait renier sa nature; sur sa route, Nathaniel aidait qui le voulait, et son compagnon non-vivant se laissait porter par ses actes de compassion. Pour cela, et pour bien d'autres choses encore, le vampire lui serait à jamais reconnaissant. Nathaniel mourrut au début de l'année 1897, et bien que ce décès ait été attendu, il constitua une perte terrible pour le vampire, car il symbolisait la fin de toute compagnie durable pour lui. Il devait à présent affronter seul la longue éternité à venir.

La serveuse lui apporta son café; il la remercia et touilla le liquide noir en humant les vapeurs qui s'en dégageait. En tant qu'humain, il avait aimé la saveur privilégiée de ce met rare. Mais à présent, elle ne représentait plus rien pour lui. Il ne comptait pas boire, mais cette tasse de café lui donnait une raison de rester assis un moment à l'abri du monde extérieur, seul avec ses pensées.

Apres avoir incinéré son ami, le vampire vagabonda seul durant des années sur les routes, ne retrouvant la civilisation des villes que lorsqu'il devait trouver de l'argent. Chaque fois constituait une redécouverte du milieu urbain tant les villes se modernisaient à une vitesse ahurissante. Un bâtiment appelé gratte-ciel voyait le jour et semblait pousser et se reproduire dans chaque zone urbaine. Les membres de la Famille devaient prospérer dans ce milieu, et c'est pourquoi il l'évitait à tout pris. En effet, il ne cotoyait les siens que lorsqu'il en était réellement obligé; la plupart du temps, il parvenait à gagner sa non-vie en participant à ses combats underground sans se faire repérer par les monstres qui revendiquaient les bas quartiers comme leurs terrains de chasse. Il fut repéré de temps en temps, et partait en général sans demander son reste. Une seule fois il avait du combattre pour sauver sa non-vie, et avait probablement envoyé son adversaire en torpeur. Bien sûr, il avait quitté la ville dans l'instant.

L'apparition de la radio lui permit de se tenir au courant de l'évolution du monde, bien qu'il ne se sente la plupart du temps pas concerné. Il écouta néanmoins avec attention le plus souvent possible lorsque fut déclaré l'état de guerre totale, en 1914, puis bien plus tard en 1939. Il eut une pensé pour les vampires londoniens qu'il n'avait pas détesté lorsqu'il apprit que la ville avait été bombardée et pratiquement détruite par les forces allemandes. Il avait un jour cru que les vampires avaient apporté leur corruptions aux humains, mais devant l'horreur de ces deux conflits, son estime de la race humaine avait considérablement baissé. Il se surpris à ne plus les plaindre d'être les victimes de monstres nocturnes. Mais des innocents souffraient, victimes de ces atroces guerres, et il se souvint que les pensées de Nathaniel auraient été tournées vers elles plutôt que vers les instigateurs de ces monstrueux conflits. Il se raccrocha à cet idée et ne perdit pas la foi en l'humanité. Il ne trouva jamais la foi en Dieu, mais il trouva une forme de paix dans la fadeur et la monotonie de sa non-vie. Il n'était pas heureux, mais s'en contentait. Son loyal compagnon, un corbeau auquel il avait fait le don de son sang, lui permit de ne pas perdre totalement pied. Son sang vampirique lui permit de développer une compréhension surnaturelle du language animal, ce qui l'empêcha de sombrer dans la folie sous le poids de la solitude.

Cinq années avaient passé depuis l'avènement du second millénaire, mais peu de choses avaient changé pour Thomas Apcher depuis son départ de Londres. Jusque là, il avait survécu à la solitude et s'était même rapproché de l'humain qu'il avait un jour été, mais il savait que viendrait le temps ou le fardeau de la solitude serait trop grand pour son esprit. Peut-être accorderait-il l'étreinte à un mortel condamné, ou peut-être trouverait-il une coterie de nomades comme lui, à laquelle il pourrait s'intégrer. En observant le groupe de motards qui venaient de se garer devant la station service, Thomas pensa à ces vampires motards complètement fous qui le traquaient ces derniers temps pour une raison inconnu, l'obligeant à fuir. Il s'était renseigné dans une petite ville quelque part entre Chicago et la Nouvelle-Orlean, et avait appris qu'il s'agissait d'une branche distincte de son propre clan, appelée Brujah.... BRUJAH !

Sortant de sa rêverie, THomas réalisa que le groupe de motards qu'il observait machinalement était constitué des mêmes vampires qui lui donnait ;la chasse depuis plusieurs mois. Sa bête s'agita face au danger. Il se leva brusquement.

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"Un conseiller pour le controle des Elysees, un conseiller pour maintenir l'ordre, et un Prince pour les gouverner tous et dans les tenebres les lier."

Lestat, a propos du Prince Castlevaughn et de son cercle interieur.
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Thomas Apcher
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Thomas Apcher

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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Les fantômes du passé   Chapitre premier: Les fantômes du passé Icon_minitimeSam 12 Mai - 22:35

Plus d'un siècle s'était écoulé depuis son départ de Londres... Un siècle. Un siècle d'errance, un siècle de vagabondage, un siècle d'isolement. Il y avait bien eu Nathaniel, mais l'ancienne goule ne souhaitait pas de l’éternité, il aspirait au repos et le vampire respecta ce choix. Sa mort l'avait attristé et avait marqué la fin d'une ère. Une ère de joie simple mais profonde. si les vampires ne ressentent plus aucune émotion, alors pendant cette période il avait été l'exception qui confirme la règle. Voir son ami libre et heureux, voir le bien qu'il faisait sur la route l'avait tout autant affecté que les personnes qu'ils aidaient. Ce n'était pas forcement de grosses aides, mais c'était des aides gratuites, guidées par le simple fait d'aider quelqu'un. Aucun ordre de qui que ce soit, aucune arrière pensée.

Et Thomas avait continué son voyage seul, aidant quand il le pouvait bien que ce fut de moins en moins le cas. Les villes évoluent, les gens aussi. Ils se font plus méfiants, plus distants, même envers leur propre espèce. Thomas pensa que c'était sans doute là le début du déclin de l'Homme. Et puis les deux guerres ravagèrent le monde le stigmatisant à jamais de leurs horreurs.

Il était resté quelques années ainsi avant de se lier à un corbeau. L'animal se faisait attaqué par ses congénères lorsqu'il l'avait vu pour la première fois. Il avait approché et ils fuirent laissant l'animal mourant au sol. Ce corbeau était comme lui, un membre à part dans son espèce. Que ce soit son monde ou celui d’ébène, le nom du corbeau, ils devaient être cruels pour eux deux.

Ils avaient ainsi voyagé ensemble le long des routes pendant plusieurs décénies, Ébène agissant en éclaireur et repérant des proies pour les chasser ou bien les vampires à éviter. Récemment Ébène avait énormément de travail de ce point de vue, une bande de vampires motards en ayant après Thomas pour il ne savait quelle raison. Mais peu lui importait, il se déplaçait à chaque fois. Lui ne voulait qu'être seul, loin de ses pairs. Si eux voulaient jouer au chat et à la souris, qu'ils le fassent, tant qu'ils ne l'attrapaient pas, il ne se défendrait pas.

Il revint enfin à la réalité. Ces motards, ces brujahs étaient là, devant le bar. Sans plus attendre sa bête s'agita, comme à chaque fois. ELLE n'était pas d'accord avec son comportement, il devrait leur faire face et se débarrasser une bonne fois pour toute de cette menace avant qu'elle ne soit réellement sérieuse. Mais Thomas la faisait taire à chaque fois, et cette fois-ci ne fut pas différente. Il paya pour son café et demanda à la serveuse s'il existait une sortie de secours. Elle lui indiqua la porte à l'arrière de la cuisine et Thomas l'emprunta sans plus attendre, sous les contestations des cuisiniers. Il avait déjà les clés de sa moto lorsqu'il sortit à l'air libre. Il avait peu de temps pour démarrer et partir avant que les Brujahs ne sortent à leur tour. Un bref regard en l'air lui indiqua que Ébène était bien là. Que lui voulaient-ils? Pourquoi avaient-ils décider de le prendre en chasse? Avaient-ils le monopole du vampire motard et vagabond? Peu importait si ce n'est de mettre de la distance entre lui et eux. Il enfourcha sa moto et démarra.

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La seule personne qui peut battre un vampire niveau succion, c'est une prostituée.
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